C'est du côté de Montego Bay que Siccaturle Alcock alias JAH CURE voit le jour en 1980 ; mais c'est à Kingston, dans le quartier de Papine, qu'il passera la plus grande partie de son enfance et de son adolescence.
Dès son plus jeune âge, la musique qui attire JAH CURE, "la musique était mon plus grand souhait, mon plus grand rêve, yuno ? " (JAH CURE INTERVIEW par Jesse I - 22 avril 1999). Alors, comme de nombreux jeunes de son âge, il passe la majeure partie de ses journées à errer près des studios (X-terminator, Mixing Lab), tentant absolument de rencontrer des artistes.
Guidé par une bonne étoile, les premiers qu'il rencontre ne sont pas les moindres : Capleton, qu'il considère encore comme un père artistique,
Buju Banton, Luciano ... et un peu plus tard Sizzla qui lui fera rencontrer son futur mentor BERES HAMMOND.
Jah Cure est de suite remarqué pour son incroyable talent de chanteur et ses lyrics conscious rastafari ; Beres sait qu'il tient une perle entre les mains, il va le prendre sous son aile.a sortie, ce titre devint un monument avec plus de 50 000 copies vendues. C'est à ce moment aussi que Perry devient incontournable.
Après un premier enregistrement sur le label African Star, JAH CURE touche le gros lot avec son second disque. Pas de Loft, ni de Star Academy, en quelques semaines JAH CURE devient une star, après avoir enregistré seulement deux chansons ! La recette du succès : KINGS IN THE JUNGLE en combinaison avec SIZZLA, sur le label Harmony House de Beres. Si le nom de Sizzla Kalonji n'y est pas pour rien dans ce rapide succès, le talent de JAH CURE n'en reste pas moins énorme, c'est peut être le chanteur qu'attend la Jam depuis la mort de Garnett.
JAH CURE enchaîne alors Hits sur Hits: "Trod In The Valley", "Sunny Day" ... et fonce vers la gloire jusqu'à une sordide affaire de viol qui l'arrête en pleine lancée et le pousse en prison en avril 1999. Jah Cure rejette les accusations mais la sentence est terrible, 15 ans ferme !
On aurait pu croire que l'histoire s'arrêterait là, dans une prison malfamée de Spanish Town, mais ce n'est pas le cas !
Grâce au soutien de ses amis artistes, producteurs, des médias, de ses fans ... Jah Cure reste vivant et plus même, il se permet de produire des titres lors de ses permissions et 2 albums sont sortis depuis le début de son incarcération (Free Jah's Cure et Ghetto Life)
En quelques titres, Jah Cure est devenue une figure incontournable du reggae conscious moderne et par là même, une idole en Jamaïque et bien plus loin. Erigé au rang de martyre, la pression est telle que certains parlent déjà d'une éventuelle grâce présidentielle ; il pourrait être de retour dans les studios et sur les routes bien avant qu'on ne le pense, en tous cas c'est ce qu'on lui souhaite.
En attendant ce moment, je ne saurais que vous conseillez de vous procurer son dernier opus, Ghetto Life, produit à Harmony House par Beres Hammond et sorti chez VP en mars 2003.




